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La
mort intime Onze
heures. Le Président franchit la porte à double battant
au-dessus de laquelle on peut lire : " Unité de soins palliatifs
". Il est accompagné de sa sécurité rapprochée,
de son chef de cabinet, d'un ancien ministre, conseiller à l'Élysée,
de son médecin personnel qui a joué un rôle important
dans la création de ce service pilote. Il est visiblement impressionné
par le vestibule en arcade autour duquel sont distribués les salons
et les chambres. Je n'ai jamais su pourquoi ce lieu de passage dégage
tellement de paix et de douceur. Est-ce l'architecture qui évoque
le calme des cloîtres, ou la couleur saumon si douce du plafond,
ou la lumière que diffuse la baie vitrée tout au bout de
l'allée des colonnes? Le Président a visiblement marqué
un temps d'arrêt. Le voilà maintenant qui serre les mains,
nombreuses, car tout le monde est là, médecins, infirmières,
bénévoles, honorés de cette marque d'intérêt
pour un travail si peu reconnu dans un monde où le soin et l'attention
portés à la personne ne sont pas valorisés.
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AUTRES EXTRAITS :
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